Le Président de la RASD, SG du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz a appelé les Nations Unies à ouvrir une enquête urgente sur les circonstances de l’assassinat par balles marocaines du nomade sahraoui, Chamad Bad Djouli.

« Nous vous écrivons d’urgence pour informer sur les derniers développements dangereux suite à l’assassinat par balles perpétré par les forces royales marocaine déployées au long du mur de l’occupation marocaine au Sahara occidental, qui a coûté la vie au citoyen sahraoui, Chmad Bad Djouli », a écrit le Président de la République dans un message au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Le président de la République a souligné que l’assassinat du citoyen sahraoui non armé dans une zone relevant de la responsabilité des Nations Unies, représente « un acte criminel grave et une atteinte aux efforts onusiens de paix au Sahara occidental, qui nécessite la fermeté et la rigueur de la plus haute instance internationale ».

M. Abdelaziz a appelé l’ONU à assumer sa pleine responsabilité, étant le garant du plan de règlement de l’ONU au Sahara occidental et le cessez-le-feu, signé par les parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc sous les auspices de l’ONU 6 septembre 1991, en vue de l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

« Nous demandons d’ouvrir une enquête urgente, équitable et transparente, en présence des deux parties au conflit et un représentant de la famille de la victime pour révéler toutes les circonstances et déterminer les responsabilités, avec la remise rapide du corps de la victime à sa famille », a-t- il indiqué.

L’incident s’est produit le 27 février 2016, entre 17:00 et 18:00 GMT dans la zone Djbailat Albid, situé dans le secteur de Guelta, et plus particulièrement dans le secteur du régiment marocain n ° 51, en face de la base n ° 25, dans la zone tampon ou il est interdit l’utilisation des armes, en vertu du cessez-le-feu signé entre les deux parties du conflit au Sahara occidental, le front Polisario et le Maroc, a-t-il relevé.

Le Chef de l’Etat a rappelé que « ce n’est pas la première fois que cette zone connait des accidents qui ont couté la vie à des centaines de personnes et d’animaux et causé des blessures graves, en raison de l’explosion des mines ou des tirs par balles des forces marocaines, qui a affecté de manière significative la sécurité et l’économie des nomades sans défense dans les zones adjacentes au mur marocain en sa qualité de crime contre l’humanité ».

Source : SPS